Tsundoku : retrouver les livres en attente, en famille

Que signifie tsundoku ? Une découverte du mot et une activité familiale pour ouvrir les livres déjà présents, selon les envies de chacun.
Un mot pour les livres que l’on garde pour plus tard
Qu’est-ce que le tsundoku ? La présentation éditoriale d’un ouvrage consacré à ce mot japonais, publiée par Hachette Book Group, le rapproche du fait d’acheter des livres puis de les mettre de côté pour une lecture ultérieure. Une bibliothèque peut ainsi contenir des histoires déjà parcourues et d’autres encore à découvrir.
Vous avez peut-être rencontré la formule « syndrome du tsundoku ». Ici, nous parlons simplement de livres en attente, sans utiliser cette expression pour étiqueter une personne ou interpréter sa santé. Pour les familles, notre proposition est concrète : choisir un ouvrage déjà présent et lui donner une occasion d’être ouvert.
Retrouver trois livres, sans tout ranger
Choisissez ensemble trois ouvrages accessibles : un livre connu, un livre commencé puis laissé de côté et un livre encore fermé. Posez-les sur une table. Chacun peut expliquer ce qu’il reconnaît sur une couverture ou ce qui lui donne envie de regarder à l’intérieur. Ce petit choix ne demande ni inventaire complet ni grand rangement.
Gardez les catégories provisoires. Un enfant peut avoir longuement regardé les images d’un album sans avoir entendu tout son texte. Un adulte peut avoir lu quelques pages puis oublié lesquelles. Vous pouvez dire « celui-ci, nous aimerions le retrouver » plutôt que décider si le livre compte comme terminé.
Ouvrir celui qui correspond à une envie actuelle
Dans ses conseils aux parents, l’UNICEF invite à tenir compte des intérêts de l’enfant dans le choix des lectures. À partir de vos trois livres, demandez ce qui l’attire aujourd’hui : un animal, une aventure, une couleur ou une question. La réponse peut conduire à un ouvrage déjà familier plutôt qu’au plus récent.
Notre suggestion est de commencer par une seule double page. L’adulte peut lire le texte, tandis que l’enfant choisit un détail à observer. Vous pouvez poursuivre, revenir au début ou refermer le livre. Cette proposition n’est pas un programme pédagogique : adaptez-la au moment dont vous disposez et à l’envie de chacun.
Garder une place pour la prochaine rencontre
Si vous souhaitez revenir au même livre, glissez un marque-page libre à l’endroit choisi. Sur un papier séparé, notez éventuellement ce que vous aimeriez retrouver. Une indication aussi simple que « regarder le dessin de la maison » suffit. Évitez d’écrire ou de coller quelque chose sur les pages d’un ouvrage emprunté.
Installez ensuite le livre dans un endroit pratique, avec l’accord des personnes qui partagent cet espace. Il n’est pas nécessaire de rendre toute la bibliothèque visible. L’UNICEF rappelle qu’une collection familiale peut être petite. Vous pouvez donc essayer cette activité avec les livres disponibles, sans acheter pour compléter une série.
Choisir ce que l’on garde, sans décider pour les autres
Certains livres resteront peut-être fermés plus longtemps. Vous pouvez les conserver pour une autre occasion ou proposer un échange si leur propriétaire le souhaite. Demandez son accord avant de donner un ouvrage. Pour les livres de bibliothèque, vérifiez la date de retour et les possibilités de prolongation auprès de l’établissement.
L’illustration de Kam découvrant des carnets avec un adulte accompagne ici l’idée de retrouver des pages conservées ; elle ne raconte pas cette activité. Pour prolonger votre lecture, découvrez notre atelier de marque-page, puis explorez les dix-huit livres KAMStoryTime selon vos envies.

















